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L'anus est l'orifice par lequel le rectum, la partie terminale du gros intestin (le côlon), abouche à l'extérieur du corps. L'anus est doté de sphincters lui permettant, en temps normal, de rester fermé et de garder les matières fécales à l'intérieur du rectum. Il s'ouvre lors de la défécation.

L'anus est une voie d'accès privilégiée vers l'organisme (au même titre que la bouche). Il est donc utilisé pour introduire certains médicaments (comme les suppositoires) ou encore prendre la température corporelle (bien que cette pratique, plus usitée en France que dans d'autres pays, tende à disparaître). Les lavements sont des médicaments introduits par l'anus.

Utilisation sexuelle
De par sa riche innervation, l'anus permet des pratiques sexuelles telles que la sodomie, l'anulingus ou le fisting. Ces pratiques sont perçues comme agréables par les hommes qui les pratiquent en raison de la stimulation de la prostate engendrée par la procédure[

L'uranus de Claire

Sodomie
La sodomie est un rapport sexuel qui consiste en une pénétration de l'anus puis du rectum du ou de la partenaire, généralement avec le pénis ou à l'aide d'un jouet sexuel, tel un godemichet, simulant un phallus.
Lorsqu'il s'agit de la pénétration du pénis, elle est pratiquée par un homme sur un homme ou sur une femme. Le godemichet, éventuellement monté sur un harnais (appellé aussi « gode-ceinture »), permet à une femme de sodomiser un ou une partenaire. On a relevé l'existence de la sodomie chez certains animaux, notamment chez des primates comme les chimpanzés ou les bonobos, les chiens et les taurillons élevés en stabulation.

La sodomie est également appelée pédication dans un registre plus soutenu. Il existe un bon nombre de surnoms populaires pour désigner le coït anal (pénétration rectale) : culbutation, tassement de crotte, pousser le plat de la veille, ou boxe du ver solitaire. De manière extrêmement vulgaire, on utilise les termes péter la rondelle, baisage de boule ou de fion et enculade. Il est à noter que ce dernier, « se faire enculer », est aussi utilisé pour désigner le fait d'être victime d'une escroquerie ou d'être le perdant d'une bagarre. Dans le catalogue des prix de l'amour de Marcelle Lapompe (1910 env.) le terme utilisé est « voyage en terre jaune ».

Étymologie
Représentation des amours de Hadrien et Antinoüs, par Paul Avril
Le terme de sodomie vient du nom de la ville de Sodome qui, selon la Bible, fut détruite par Dieu pour ses mœurs jugées perverses (cf. l’épisode de Sodome et Gomorrhe). Dans cet épisode, il ne serait pas explicitement fait mention de la sodomie telle qu’on la définit actuellement : les habitants de Sodome sont en effet caractérisés par un grand appétit sexuel. En somme, les Sodomites (habitants) ne sont pas forcément sodomites (pratiquants de la pénétration anale).

L’écrivain François Cavanna signale que nous n’avons en revanche à ce jour retrouvé aucune information sur la gomorrhie. Le terme est considéré comme synonyme de sodomie.
Dans certains contextes, notamment les classifications légales de certains États fédérés des États-Unis d'Amérique, le terme anglais sodomy inclut d’autres pratiques sexuelles jugées déviantes par certains, notamment le cunnilingus et la fellation (contact entre la bouche et le sexe). En allemand (Sodomie) et en norvégien (sodomi), le terme ne fait aucunement référence à la pénétration anale mais désigne la zoophilie.
D’une manière similaire, le terme « bougre » (du latin Bulgarus, qui donne l’ancien français bogre) désignait à l’origine les bogomiles (« amis de Dieu » du bulgare Bog « dieu » et mile « ami »), membres d’une secte bulgare hétérodoxe proche des mouvements cathares. On avait accusé ces bogomiles du péché de sodomie afin — entre autres — de les tourner en dérision. « Bougre » en est donc venu à ne plus désigner les seuls Bulgares bogomiles, mais aussi de manière injurieuse les sodomites. Par affadissement, le terme a désigné un « gaillard » et enfin un « individu ». Le cognat anglais bugger a gardé le sens original de sodomite.
Platon nommait la sodomie « saillie des mâles ».
Certains appellent la sodomie un 99 en référence au 69.

Aspects historiques
Amours romaines entre un homme et un adolescent, coupe Warren
La sodomie entre hommes, si elle ne fut pas la position sexuelle privilégiée, fut pratiquée dans la Grèce antique, ainsi qu'à Rome, dans le cadre d'une relation entre un homme plus âgé, le maître, actif, et son élève, passif, plus jeune.
Pédérastie.
Il y a peu d’élément direct parlant de la sodomie chez les celtes et en particuliers chez les gaulois. Cependant il y a quelques citations d’auteurs classiques déclarant que l'activité homosexuelle était acceptée et quelques productions culturelles en la matière. Par exemple Athenaeus, le rhétoricien grec et le grammairien, répétant des affirmations faites par Diodorus, à écrit que : « Les Celtes, bien qu'ils aient les femmes très belles, apprécient de jeunes garçons davantage : de sorte que certains d'entre eux aient souvent deux amoureux à dormir avec eux sur leurs lits à peau de bête. »

Selon Aristote encore, les Celtes sont ouvert et approuvent les jeux amoureux masculins in « la politique II 1269b) ». Cependant il est à noter que selon la loi dite du brehon, si l’homme est marié la femme peut alors disposer librement d’elle même.

Sexualité des gaulois.
Sous l'Inquisition espagnole des XVIe et XVIIe siècles[5], la sodomie, à l'instar de la bestialité, était considérée comme un péché abominable. La sodomie était qualifiée de parfaite si elle était le fait de deux hommes et imparfaite (donc moins grave) si elle était le fait d'un homme et d'une femme. Le terme incluait secondairement d'autres pratiques sexuelles, telle que fellation, cunnilingus, masturbation, onanisme, etc. La torture était fréquemment pratiquée : y résister était une preuve de bonne foi.
La sodomie pouvait valoir à ses auteurs le bûcher, les galères, la prison à vie ou pour plusieurs années, le bannissement, des pénitences diverses ou simplement d'être fouetté en public, selon la gravité de l'acte soigneusement pesée par les inquisiteurs. Cependant, dans ce domaine, la justice civile était encore plus sévère et plus expéditive.
En France comme dans de nombreux pays, la sodomie fut longtemps interdite. En 1726, un lieutenant de police est brûlé vif en raison de «crimes de sodomie», le jour même de son accusation. D'après Michel Foucault « ce fut, en France, une des dernières condamnations radicales pour fait de sodomie » (Histoire de la folie à l'âge classique).

La sodomie disparaît du code pénal révolutionnaire en 1791.
Au Canada, la loi anti-sodomie est révoquée en 1969 par Pierre Elliott Trudeau.
Dans le livre La Conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, le héros Ignatius J. Reilly considère les sodomites comme «des dégénérés».

Pratique
Contrairement à la vulve et au vagin, l’anus et le rectum ne sécrètent pas de lubrification naturelle facilitant le rapport sexuel. Cependant, l'anus est particulièrement innervé, source d'un possible plaisir pour le receveur. De plus, lors de la sodomie passive masculine, la pression exercée contre la prostate peut conduire à un orgasme.
La salive est insuffisante comme lubrifiant et le risque de lésions des fragiles muqueuses anales est majeur aussi est-il préférable d'utiliser un lubrifiant artificiel ou un préservatif lubrifié. Toutefois, même ce dernier requiert l'ajout d'un lubrifiant si les mouvements se prolongent. Autrefois, la vaseline était généralement utilisée, mais à base de gras, elle fragilise les préservatifs tout en étant plus difficilement lavable. De nos jours, sont donc plutôt utilisés des lubrifiants intimes à base d’eau ou de silicone.
Le rectum pouvant contenir des restes de matière fécale, certains pratiquent un lavement avant de débuter une sodomie. Néanmoins cette pratique peut fragiliser le rectum. En outre, le rectum est normalement vide si l'on a déféqué complètement quelques heures avant le rapport.

Risques médicaux de la sodomie
Une pénétration trop brutale peut provoquer micro-coupures ou saignements. La sodomie peut provoquer des fissures anales, voire (pour les pratiques extrêmes dérivées de la sodomie) un prolapsus anal ou une incontinence anale.
Le sphincter anal est normalement resserré, sauf pendant la défécation. De ce fait, la sodomie peut être douloureuse.
D'autre part, la muqueuse rectale est fragile et poreuse aux virus et bactéries. Elle a la propriété (dont tirent parti les suppositoires) d’absorber les substances déposées dans le rectum. En conséquence, elle est un terrain propice aux échanges de maladies sexuellement transmissibles, notamment du SIDA. C’est la raison pour laquelle il est fortement déconseillé d’avoir un rapport anal sans préservatif avec une personne dont on ne sait pas si elle est infectée par de telles maladies.

Popularité
Enquête TNS/Sofres de 2001 en France auprès de 500 femmes sur la « pénétration par l'anus » affirmation taux de réponse
• ont pratiqué et aimé 10%
• ont pratiqué mais pas aimé 19%
• n'ont pas pratiqué mais le voudraient 3%
• n'aimeraient pas vraiment essayer 9%
• ne le feraient en aucune façon 36%
• aucune réponse 23%
En 1998, lors d'un sondage réalisé en France, 33% des personnes interrogées déclarent trouver « plutôt pas » ou « pas du tout choquant » que leur partenaire leur propose la sodomie, contre 47% choisissant la réponse « tout à fait » ou « plutôt choquant ». En 2001, 29% des femmes interrogées déclarent avoir pratiqué la sodomie. Un sondage de l'IFOP de 2004 sur la sexualité des Françaises montrait que 9% des femmes avaient déjà pratiqué la sodomie dont 6% par plaisir. Le principal déterminant qui influence la pratique de la sodomie est la "précocité" sexuelle : Dans l'enquête ACSF, pour une tranche d'âge donnée, on trouvait beaucoup plus de pratiquants parmi les 25% du groupe ayant leur premier rapport le plus tôt ("précoces") que parmi les 25% ayant leur premier rapport sexuel le plus tard ("tardifs"). "Par exemple, parmi les femmes de 25 à 34 ans, 44% des précoces ont expérimenté cette pratique, contre 25% des tardives." Dans l'enquête américaine NHSLS, parmi les 18-44 ans, 5% des femmes trouvaient la sodomie (passive) attractive. Chez les hommes, 14% étaient attirés par la sodomie active et 11% par la sodomie passive. Toujours chez les 18-44 ans, 18% des femmes (22% des hommes) trouvaient attirant le fait d'avoir leur anus stimulé par le doigt de leur partenaire, cependant que 13% des femmes et 26% des hommes étaient attirés par le fait de stimuler l'anus de leur partenaire.

Sodomie et virginité
Dans certains milieux sociaux ou religieux, la sodomie peut également être une alternative à la pénétration vaginale pour ne pas rompre l’hymen de la femme avant le mariage ou éviter la fécondation, comme chez les Perses, où elle a longtemps été fortement recommandée comme un moyen de contrôler les naissances, notamment par l'intermédiaire de codes rédigés à cette intention par les chefs religieux.[réf. nécessaire]

Répression
Bûcher du Chevalier de Hohenberg et de son valet, accusés de sodomie, en 1482, devant Zurich

Sodomie contre reproduction
Pratique considérée comme déviante puisque ne menant pas à la reproduction, entourée des tabous liés aux fonctions excrétrices (l’anus étant concerné), surtout dans les civilisations où ces fonctions naturelles sont jugées honteuses, la sodomie est perçue de manière très diverse selon les sociétés et les religions. De nos jours, certains pays criminalisent toujours la sodomie entre adultes consentants, allant même jusqu’à requérir la peine de mort. La sodomie est aussi très souvent rapprochée de l’homosexualité masculine.
Ceci renforce les tabous autour de la sodomie. En effet, l’idée qu’un homme pénètre un autre homme porte atteinte aux stéréotypes sexistes voulant que l’homme soit le pénétrant actif, le pénétré passif étant considéré comme inférieur.

Sodomie et puissance masculine
Dans la Rome antique, un homme libre qui sodomisait ses esclaves manifestait sa puissance. En revanche, un homme libre sodomisé se ravalait à un rang inférieur, et cette passivité était considérée comme honteuse. C’est pour ces raisons qu’on compte, au titre des injures homophobes les plus courantes, des expressions comme « (sale) enculé » ou « va te faire enculer », qui rappellent bien que, d’une manière stéréotypée et inconsciente, celui qui se fait sodomiser, surtout un homme, serait moins qu’un homme, un sous-être.
Notons que le mot « enculer » est un synonyme vulgaire du mot « sodomiser » et que l’injure peut devenir une simple interjection, « enculé ! », somme toute démotivée et parfois positive voire affectueuse. De même, l'expression « va te faire voir chez les Grecs » peut signifier « va te faire enculer » (chez ou par les Grecs) à cause du cliché selon lequel les Grecs seraient homosexuels et donc pratiqueraient la sodomie.

Aspects juridiques
En anglais, sodomy ne désigne pas seulement la pénétration anale. Dans les expressions comme sodomy law, loi qui régissait les pratiques acceptées ou interdites dans tel ou tel État américain, il fallait comprendre sodomy comme pratique sexuelle jugée déviante, parmi lesquelles, outre la sodomie pouvaient être comptés la fellation et le cunnilingus. Ces lois, le plus souvent, étaient des manières d’interdire l’homosexualité. Elles s’appuyaient sur un cliché faisant des homosexuels mâles des sodomites, alors que cette pratique n’est bien entendu pas acceptée par tous les homosexuels et que des hétérosexuels la pratiquent aussi.
La section 377 du Code Pénal indien, intitulé « Des délits contre-nature » punit « les relations charnelles contraires à l’ordre de la nature » d’une peine pouvant atteindre 10 ans d’emprisonnement.
En 2003, la Cour suprême des États-Unis a déclaré anticonstitutionnelles les lois de certains États fédérés contre la sodomie. Elles violent le XIVe amendement de la constitution qui protège la vie privée et la liberté des citoyens américains. Treize États fédérés, situés surtout dans le sud du pays, pratiquaient jusqu’alors des lois contre la sodomie entre adultes consentants, dont quatre condamnaient aussi les fellations : le Texas, le Kansas, l’Oklahoma et le Missouri.
Le 1er juillet 2006, apparaît au Zimbabwe l'article 73 de la "criminal law", menaçant celui pratiquant la sodomie de deux ans de prison bien que cette loi, mentionnant explicitement la sodomie, semble plutôt viser l'homosexualité.

Sodomie, religion, mythologie
Point de vue chrétien
François Elluin, Sodomites provoquant la colère divine, dans Le pot-pourri (1781)
L’Église catholique condamne la sodomie en tant que pratique homosexuelle. Certains considèrent qu’il y aurait là une mauvaise interprétation de la Bible, et que celle-ci, du moins dans l’épisode de Sodome et Gomorrhe, ne serait pas expressément mentionnée. (Cf. Vision chrétienne de l'homosexualité pour une étude plus approfondie). Les plus graves théologiens ont savamment discuté sur la nature de la sodomie ; on en trouvera un excellent résumé, dans le Compendium Theologiae Moralis Sancti Alphonsi Mariae de Liguori du chanoine Neyraguet, plusieurs fois réédité au XIXe siècle.
« Les uns, dit-il, estiment que la sodomie consiste dans le commerce charnel dans le vase indu, et d’autres dans le commerce charnel avec le sexe indu ». Mais la seconde opinion étant plus probable, il peut donc y avoir sodomie entre femmes, même si nos théologiens se demandent comment elles s’y prendraient, mais non entre un homme et une femme ; le coït du mâle dans le vase postérieur de la femelle n’étant qu’une sodomie imparfaite, distincte dans son essence de la sodomie parfaite. En revanche la fellation par un homme peut être qualifiée de sodomie, au contraire de celle que pratique une femme : « si vir polluitur in ore fæminæ, erit copula inchoata [...] si vero in ore maris, erit sodomia ».
Une légende veut que la sodomie fût pratiquée comme cérémonie d’intronisation des nouveaux membres de l’ordre des Templiers. Le qualificatif sodomite fit d’ailleurs partie de l’acte d'accusation lors du procès des Templiers.

Point de vue de l'islam
Dans l'islam, le sunnisme condamne la sodomie aussi bien hétérosexuelle qu'homosexuelle, contrairement au chiisme ne reconnaissant que l'interdiction du deuxième cas.[réf. souhaitée]
Mythologie [modifier]
Il existerait un dieu chinois de la sodomie appelé Chou Wang (voir l'article dévolu pour plus d'explications).

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